
Retrait de la réforme du lycée : véritable échec de la politique de Sarkozy ?
Dans : Actualité
Depuis quelques semaines, voire quelques mois, l’annonce de la réforme du lycée a causé un tollé non seulement au sein de la classe politique française, mais aussi, au sein des établissements français au point où, il y a encore quelques heures, des lycéens sont descendus dans la rue pour manifester leur mécontentement face ladite réforme.
La semaine dernière encore, face aux manifestations, le Xavier Darcos a déclaré être le « ministre de l’Education nationale et non celui de « l’hésitation nationale ».
Mais il y a quelques heures seulement, on a appris sa décision de repousser d’une année la réforme du lycée prévue pour la rentrée 2009.
Face à ce recul, nombreuses furent les critiques : pour certains, le report de cette réforme du lycée est une « reculade rapide et sans bavure » surtout que, «les occasions de faire reculer le gouvernement ne sont pas si fréquentes, pour ne pas saluer le premier round que viennent de remporter les lycéens contre Xavier Darcos » ; pour d’autres, les manifestations des jeunes à Athènes depuis quelques jours a pu être à l’origine de ce « renoncement.. lui-même dicté par la peur de la rue ».Ce qui sous-entend que, c’est la « …peur de l’émeute, la crainte de débordements » provenant d’une « contamination venue d'Athènes » qui aurait causé une « soudaine chiraquisation de Nicolas Sarkozy » ou bien « un sens du compromis inusité ».
Toujours est-il que, ce qui ressort de ce report de la réforme du lycée par Xarvier Darcos est la preuve même d’une une « hésitation de l’équipe au pouvoir » surtout si l’on souligne le fait que c’est , le terrain miné de l’éducation a fait reculer le gouvernement.
Selon Jean-Marcel Bouguereau : « on est loin du volontarisme réformateur, plus près du pragmatisme et de l'immobilisme». Même si pour les ténors de la réforme du lycée, «une réforme des lycées s’impose» pourtant, tout comme «la nécessaire modernisation de notre système éducatif et son adaptation à un nouvel environnement», Luc Ferry lui, a reconnu que «malheureusement quand on reporte une réforme, ça signifie en langage politique qu'elle est enterrée. Moi aussi, Jean-Pierre Raffarin m'avait dit: tu verras, on la refera l'an prochain ta réforme. Je n'étais évidemment pas dupe».
Alors, pour vous, le report de la réforme du lycée soutenue auparavant par Xavier Darcos est une première véritable reculade du quinquennat Sarkozy ou encore, un premier échec de sa politique ?

Vos réactions...
Il y a 8 réactions pour ce débat.
Alexandra
a posté le 18/12/2008 à 12h13Selon moi, le retrait de la réforme du lycée est le signe du pire des renoncements.. alors, vous pouvez effectivement parler de ce recul comme le "premier vrai échec de la politique de Nicolas Sarkozy", je serai d'accord avec vous !
lorenzo
a posté le 18/12/2008 à 12h17Pou moi, ce n'est pas un échec de la politique de Sarko ! c'est tout simplement une précaution prise pas son ministre pour l’émeute, et des débordements dans les rues de notre filles ! alors, arrêtez de faire l'amalgame ! notre sécurité en vaut la peine ! vaut mieux être en sécurité et suivre tranquillement les cours que d'être "déscolarisé par la forces des émeutes dans les rues" et peut-être être en mauvaise état de santé... C'est mon avis en tout cas !
Coconut
a posté le 18/12/2008 à 13h17Chloé
a posté le 18/12/2008 à 13h21madcon
a posté le 18/12/2008 à 13h31Emma
a posté le 18/12/2008 à 19h54
sI Xavier Darcos a décidé de « prendre la réalité comme elle est »..., c'est bien parce qu'il s'est rendu compte (comme il l'a dit sur Europe 1) que, "la réforme de la classe de seconde est devenue un punching ball idéologique". On s'est bien rendu compte qu'il n'avait pas d'arguments pouvant réellement justifier sa "reculade"...
choupi_nette
a posté le 18/12/2008 à 21h29Jacques
a posté le 08/02/2009 à 18h39ce n'est pas que la réforme du lycée qui traduit le véritable échec de la politique de Sarkozy : c'est sa politique de réformes en elle-même ! certes, il fait changer les choses, mais, il faut que TOUT le monde fasse un sacrifice! alors, à quoi bon vouloir "guérir" la France malade alors que certains n'en font pas partie? Bien évidemment, ce sont ses amis (eux aussi, touchés par le virus), mais qui sont à l'"abri" du traitement ! 
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