
Droit de vote des étrangers aux élections locales: êtes-vous pour ou contre ?
Dans : Actualité
Considérées comme étant un vote test avant les élections présidentielles de 2010, les élections locales qui auront lieu en Mars 2010, font déjà l'objet d'un débat au sein de la classe politique française sur un volet bien précis : la participation des étrangers au vote lors des élections locales.
Droit de vote des étrangers et proposition de Martine Aubry
En effet, le Parti Socialiste français souhaite déposer une proposition de loi portant sur le droit de vote des étrangers puisque, depuis les élections municipales de 2001, la loi autorise les les citoyens de l'Union Européenne résidant en France, de participer au scrutins municipaux et ceux, européens. Mais, pour l'heure, cette loi n'a pas été appliquée au profit des extra-communautaires.
Droit de vote des étrangers : cafouillis au sein de l'UMP?
Aujourd'hui, interrogé à ce sujet, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a clairement exprimé l'opposition du gouvernement français à cette proposition faite par le PS. Selon lui, il n'était « pas question » d'accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections locales, avant d'ajouter « nous considérons que ce droit de vote est étroitement lié à la citoyenneté ».
Toutefois au sein même de la majorité politique, Eric Besson (ministre de l'Immigration et Secrétaire général adjoint de l'UMP) lui, s'est dit "favorable à long terme" à cette proposition faite par Martine Aubry.
En parlant de long terme, le Ministre de l'Immigration s'est fixé une horizon sur les « dix ans à venir » avant de confirmer que ce choix a été fait « à titre personnel ».
Il a été encore plus loin en essayant de taire cette contradiction semée au sein de l'UMP en disant qu'il est « contreproductif d'agiter (...) ce débat (...) en période de tension ».
Derrière Eric Besson, on note l'approbation Jean-Louis Borloo au principe du vote des immigrés aux élections locales et n'y voit pas dans la justification d'une « opposition totale » , un « lien à la citoyenneté ».
Réaction de Martine Aubry
Face à cette question qui une nouvelle fois, ne fait pas l'unanimité au sein de l'UMP sur la question du droit de vote des étrangers, Martine Aubry a déclaré qu'il est temps d'agir.
Pour cela, elle invite les français et les politiques à sortir « .. des discours sur l'intégration des étrangers. (car) Maintenant ça suffit, il faut agir ».
Dans la même optique, la secrétaire générale du parti Socialiste a interpellé le Président de la République qui avait fait la promesse ors de la campagne présidentielle en 2007 en faveur du droit de vote des étrangers mais qui n'a pas retenu cette option dans son programme.
A ce rappel par Mme Aubry de la non tenue des engagements de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de ses électeurs, Luc Chatel répond : « Nicolas Sarkozy avait évoqué dans un ouvrage, il y a plusieurs années avant la campagne présidentielle, son opinion, son avis personnel sur ce sujet, mais il avait bien expliqué en 2007 qu'il ne souhaitait pas voir figurer cette proposition dans son programme présidentiel car il estimait que le temps n'était pas venu et que ce n'était pas d'actualité ».
Pour la Maire de Lille, « ce serait un beau signe à donner » après ces « mois calamiteux où on a essayé de nous expliquer que les immigrés étaient la cause de tous nos maux ».
Droit de vote étendu aux étrangers : une proposition de Loi « propre » au PS?
Pour plus d'informations, il est à rappeler que, la volonté d'accorder aux étrangers, un droit de vote pour les élections locales date de plus de deux décennies.
En effet, lors des «élections présidentielles qui ont porté François Mitterrand à la tête de la République en 1981, ce dernier faisait déjà partie des 110 propositions mais qui n'a pas été mise en application du fait que François Mitterrand avait estimé que la France n'était pas prête à cette réforme.
Que pensent d'autres hommes politique de cette question aujourd'hui?
Aujourd'hui, interrogé sur la question du droit de vote des étrangers aux élections locales, Bernard Accoyer pense que : « les Français n'étaient pas mûrs » avant de poursuivre en disant que cette « question était déjà résolue déjà pour les citoyens des 27 pays de l'Union Européenne ».
Pour ce qui est de Bruno Le Maire (ministre de l'Agriculture), il n'a pas caché son opposition à cette loi en qualifiant de « pas responsable », le débat lancé. Pour lui, il est nécessaire de garder « le lien avec la citoyenneté ».
Quant à Eric Woerth ( ministre du Budget) interrogé sur la même question, il a également rejoint le rang de Bruno Le Maire et Jean-François Copé en se justifiant par le fait « que la population française n'y est pas favorable », tout comme l'UMP.
Opinion, également partagée par le Front National.
Par contre, en plus du PS, les Verts soutiennent le proposition de Loi qui permettrait aux étrangers de voter lors des élections locales.
Et vous, quel est votre avis sur la question ? Le droit de vote aux élections locales doit-il être étendu aux extra-communautaires, aux non-nationaux?

Vos réactions...
Il y a 10 réactions pour ce débat.
Mass
a posté le 13/01/2010 à 13h13non-nationaux : je pense que l'expression en elle-même veut tout dire !
je pense que même les communautaires ne devraient pas être concernés par un vote qui se déroule sur un territoire qui n'est le leur.
Donc, même ce droit accordé aux citoyens de l'UE ,n'a pas lieu d'être et doit s'appliquer à tous !
MarcDefradas
a posté le 13/01/2010 à 14h40Il n'est jamais sans intérêt, pour débattre avant de décider des problèmes des sociétés contemporaines, de se référer à l'Histoire, et en particulier à celle des civilisations dont s'est si bien nourrie la nôtre, en matière d'organisation de la vie politique. Bien sûr, par vie politique, je ne parle pas de l'action de nos hommes politiques telle qu'elle est relatée au jour le jour par des feuilles de chou qui, de plus en plus, se prennent pour des tabloïds, parce qu'il faut toujours faire du sensationnel dans l'urgence. Non, par vie politique, j'entends celle de la cité, de la « polis », au sens où on l'envisage d'un point de vue théorique et philosophique. Force est de constater que nous autres Français du XXIème siècle ne sommes ni les premiers ni les seuls à nous pencher sur le problème des étrangers et de leur participation à la vie de la cité et, en cette matière, nous nous comportons un peu comme des béotiens. Depuis que le monde est monde, les Etats s'interrogent sur le statut de ceux qui viennent vivre auprès de leurs ressortissants. C'est un éternel débat. Métèques à Athènes, Périèques à Sparte, les cités de l'Antiquité avaient chacune leur propre réponse et elles distribuaient très exceptionnellement à des étrangers particulièrement méritants la citoyenneté. Et ces étrangers pouvaient aussi bien être les citoyens de cités grecques alentour. A Athènes, les métèques s'acquittaient d'un impôt spécifique, le « metoikon » ; les plus riches d'entre eux étaient soumis à des contributions plus lourdes, les liturgies. Mais ces contributions aux recettes et aux dépenses de la cité ne leur conféraient en aucun cas le droit de participer à la conduite des affaires publiques, quand bien même, à une époque, Athènes comptait autant de métèques que de citoyens. On peut s'inscrire en faux contre cette pratique antique, et considérer que le monde contemporain doit être, comme on dit, « moderne ». Mais il se trouve que la sagesse populaire, dans son inconscient collectif, n'est peut-être pas très éloignée de la mentalité des citoyens d'Athènes. Comme toujours, il faut se hâter lentement.
géant
a posté le 15/01/2010 à 15h21Non au droit de vote aux immigrés.
Donner le droit de vote aux immigrés lors des élections locales serait une erreur. En effet la modification du corps électoral des municipales et des autres élections locales faites en y adjoignant des étrangers non communautaires mettrait ces derniers en position d'arbitre de consultations se gagnant à la marge. Accorder ce droit de vote créerait automatiquement des tensions entre Français et étrangers non communautaires. Tel n'est pas le cas pour les étrangers communautaires puisqu'il existe des systèmes de réciprocité qui favorise, par nos concitoyens, l'acceptation de ce droit de vote des étrangers.
La mise en oeuvre du droit de vote aux immigrés lors des élections locales est plus propre à semer la discorde qu'à favoriser l'intégration des non communautaires, alors que les conditions pour devenir Français, et donc pouvoir légitimement voter à toutes les élections, sont souples. En particulier notre pays accepte la bi nationalité.
Devenir national est une possibilité largement ouverte et constitue le meilleur instrument d'intégration. Le préserver nécessite de ne pas morceler les attributs qui lui sont liés.
julie75
a posté le 15/01/2010 à 16h13tutelevetô
a posté le 18/01/2010 à 14h46OuiLbeur
a posté le 19/01/2010 à 14h41Je vois pas pourquoi un étranger propriétaire qui réside plus de 8 mois par an (définition de la résidence principale par le Code Général des Impôts) dans mon voisinage, n'aurait pas le droit d'exprimé ses opignons ?!?
Si vous pensez qu'ils sont là pour pourrir la démocratie Française, et bien faite pareil qu'eux : achetez un résidence dans leur pays, et allez voter extrême gauche dans leur pays !
Du reste, à la vue des pourris qui nous gouvernent, ils ne changerons pas grand chose à la vie politique Française !

Marcorel
a posté le 20/01/2010 à 17h26Il y a en France au moins 2 millions de ressortissants maghrébins qui ont conservé leur nationalité et la manifestent bruyamment à la moindre occasion. Ils sont dans leur immense majorité très portés à gauche voire à l'extrême gauche. On comprend dès lors pourquoi la gauche en fait un cheval de bataille. Du côté de la majorité, il a été avancé que le droit de vote aux étrangers peut être basé sur le principe de la réciprocité. C'est une erreur. Au Maroc, il n'y a guère que 30.000 Français qui ne modifieraient en rien l'équilibre politique du pays, mais il y a en France 800.000 Marocains. Les élections locales ont par ailleurs une incidence évidente sur la représentation nationale puisque les sénateurs sont choisis par des élus locaux . Pour les immigrés qui se sentiraient pénalisés, il y a un recours à la portée de tous : prendre la nationalité française, ce qui leur pose d'autant moins de problèmes qu'ils ne perdent pas leur nationalité d'origine. Je signale en passant que les Français ne peuvent prendre la nationalité marocaine que s'ils embrassent la foi islamique .
Marcorel
Marcorel
a posté le 20/01/2010 à 17h30jeronimo
a posté le 15/02/2010 à 04h08Un citoyen Français qui possède une résidence secondaire dans laquelle il paie également des impôts n'a pas le droit de vote dans cette commune...., et on voudrait qu'un étranger, lui, ait ce droit ??? Mais on va où, là ?? !!!!
Y'a pas de problèmes plus graves, non?
Moi je suis pour le droit de vote des étrangers..., mais chez eux !
mesrine27190
a posté le 17/05/2010 à 17h31moi je dit qu'une chose au debut les francais ne voulais pas fair le sale boulot ils ont fait quoi les francais il ont apeler les imigree mais maintenant cest a peine si cest eux qui nous chasse de chez nous il nous prenne tous nos femme notre boulot nos maison et bientot cest eux qui aurront le pouvoir sur nous et nous ont aurras plus que nos yeux pour pleurer je suis pas rasiste mais y a des moment jai envie de le devenir je comprend lepen quand il dit (( LES FRANCAIS D'ABORD LES AUTRES APRES )) ONT EST CHEZ NOUS MERDE aors je dit qu'une chose c'et que lepen remporte la presidentiele pour que lon retrouve notre serinité ca peut choquer mais je m'en fou
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