
Plan SAGES : le plan de bataille contre la violence scolaire a-t-il un avenir ?
Dans : Actualité
Face à la multiplication des actes de violences (souvent de violence gratuite) dans les écoles en France, Nicolas Sarkozy a fait le 18 mars 2009 à Gagny, une promesse dont le premier bilan sera présenté aujourd'hui devant les responsables des Equipes Mobiles de Sécurité (EMS) des académies, par Luc Châtel, le ministre de l’Éducation National : celle de « sanctuariser les écoles ».
Plan SAGES dans les écoles : de quoi s'agit-il ?
Encore appelé « sanctuarisation globale des établissements scolaires », le plan SAGES a été mis en place et ce, dès la rentrée scolaire 2009-2010 dans quatorze lycées et collèges pilotes.
En effet, les collèges et lycées pilotes au sein desquels le dispositif du plan SAGES a été mis en place par la gendarmerie nationale sont ceux dont la réputation est « plutôt tranquille ».
Dans ces établissements scolaires soumis à des risques d’intrusion, ont déjà eu lieu en particulier des actes de délinquance juvéniles (en particulier ) mais aussi, des actes de vol, des jeux dangereux,de racket et d’usage de stupéfiants (drogue et d'internet.
Selon ce dispositif de sécurité dans les écoles à « risques », il est question de :
- sécuriser les bâtiments. A ce titre, un gendarme a été désigné « référent sûreté » du collège en vue de recenser les « fibelsses » du lycée ou collège pilote;
- déployer des forces de l’ordre aux abords du collège ou du lycée. Dans ce cas, les gendarmes sot appelés à être présents aux heures d’entrée et de sortie des élèves, afin non seulement de rassurer la communauté éducative, mais aussi et surtout, d’effrayer les délinquants qui tenteront de nuire à la « quiétude» (déjà précaire) de l'établissement;
- enfin, avec le soutien des chefs d'établissements, les gendarmes devront recueillir des informations sur les faits de délinquance déjà relevés dans l’établissement, les renseignements sur les élèves « à problème » de leur environnement social.
Le cas échéant, les hommes en tenue iront même jusqu'à enquêter sur les enfants « difficiles ».
Pourquoi ces établissements scolaires seraient « à haut risque » ?
Selon des détails qui sont récurrent mais qui portent en eux, toutes les failles de ces maux, on note entre autre l'absence de portique de sécurité à l’entrée et de caméra de vidéosurveillance.
A cela, s'ajoutent aussi la présence régulière devant ces établissements scolaires et une mauvaise influence de certains élèves déscolarisés sur leurs camarades.
Plan SAGES dans les écoles : comment ça marche ?
Selon le dispositif qui e est testé depuis septembre 2009 dans certains établissements scolaires jugés difficiles, il appartient aux militaires de repérer les profils déviants en « captant » les délinquants implantés dans l'école.
Ensuite, ils transmettent ces renseignements à des collègues aux abords de l'établissement.
Là, les hommes en tenue organisent des patrouilles très visibles aux heures d'entrée ou de sortie et essaient de créer des liens avec avec des parents qui pourraient leur donner des renseignements importants.
Ensuite, brigades de recherches (cette fois-ci en civil) vont circuler en voiture banalisées, se planquent pour déceler les « délinquants » identifiés et les prennent en photos en vue de constituer des fichiers.
Une fois cette procédure de surveillance transmise à d'autres gendarmes mobilisés, il sera temps de « frapper les élèves identifiés comme délinquants » et de les harceler. Ensuite, des missions de sécurité routière non loin des immeubles (où ils circulent beaucoup de jeunes en scooters) seront effectués et, des zones d'errance (bars, terrains de jeux ..) seront quadrillés et ce, jusqu'à ce que les interpellations soient effectués.
Plan SAGES dans les écoles : le gendarme y a-t-il sa place ?
Face à l'agression d'un professeur au sein d'un lycée professionnel, le Président de la République avait déclaré : « je n'abandonnerai aucune parcelle de notre pays à la logique des bandes, des caïds. Notre pays doit enrayer les phénomènes de bandes et de haine dirigés contre deux piliers de la République, l'école et la police ».
Aujourd'hui, le choix des hommes en tenue s'explique par un motif « très » simple : la peur du gendarme. Conçu comme seul moyen de dissuasion contre la violence scolaire, les chefs d’établissements et enseignants ont tout de même montré leur engagement avec le soutien des gendarmes pour lutter contre ce fléau de plus en plus croisant, bien que cela ne soit pas « bien accueilli » dans la « culture du monde de l’éducation ».
Aujourd'hui, le Plan SAGES a pour but, de coordonner les actions et renseignements obtenus par la gendarmerie, afin de lutter en profondeur contre les trafics et la violence allant des établissements scolaires aux quartiers où, se replient (très) souvent, les auteurs de délinquance juvénile.
Et vous, pensez-vous que le plan de bataille contre la violence scolaire ou SAGES a-t-il un avenir ?

Vos réactions...
Il y a 4 réactions pour ce débat.
tanino
a posté le 01/02/2010 à 15h15pour l'heure, le bilan tiré apr Chatel du plan SAGES est loin d'etre positif !
Toutefois, il souhaite accélérer de ce plan de sécurisation dans les établissements scolaires en mettant en place des équipes mobiles d’ici fin mars 2010.
Par ailleurs, les chefs d'"établissements les plus sensibles" suivront une formation à la gestion de crise d’ici à décembre 2010.
Espérons que ce plan sages porte ses fruits ! y en a marre des rackets, des dealers et pédophiles dans les établissements de nos enfants !!
fhares
a posté le 01/02/2010 à 15h34Keyser
a posté le 05/02/2010 à 18h40je me demande si les gendarmes seront payés pour faire ça !! n'existe-t-il pas d'autres moyens pour lutter Contre la violence scolaire ?
j'entends bien "la peur du gendarme", mais un réel moyen de dissuasion quand on pense que malgré la présence de police aux frontières dans les aéroports, il y a encore des terroristes et des passeurs (de drogue) qui passent les frontières ???
madcon
a posté le 05/02/2010 à 18h40
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