
Assouplir la politique d’immigration : une « solution » pour la réforme des retraites en France ?
Dans : Actualité
Alors que les campagnes électorales vont bon train en France, les politiques s’attellent déjà pour l’après 14 et 21 mars 2010 : période au cours de laquelle se tiendront des colloques sur la réforme des retraites en France.
En effet, en février dernier, Nicolas Sarkozy annonçait l’ « allongement » de la durée des cotisations de la population active afin de « sauver les répartitions des retraites ».
Pour cela, selon Eric Woerth, il sera question de répartir les agents des collectivités locales, ceux de l’Etat, et ceux des hôpitaux en fonction d’un « nouveau mode de calcul des pensions retraites ».
Ce qui revient à dire que, les pensions retraites qui étaient calculés en fonction des 6 derniers mois salariés, seront à l’avenir, calculées sur la base des 25 dernières années de cotisation.
Bref aperçu sur l’historique et mode de calcul des systèmes des retraites en France
En 1945, c’est Pierre Laroque qui a mis en place le système de Sécurité sociale, lui-même financé par les retraites.
En effet, ce mode de financement du système de solidarité nationale en France était appuyé par une politique familiale nataliste : ce qui donnait naissance plus tard aux caisses d'allocations familiales ou Caf.
En ce qui concerne le mode de calcul des retraites, il était effectué en fonction des 10 meilleures années d’activité.
Mais, en 1993, la réforme Balladur soumettait un nouveau mode de calcul des retraites régressif en fonction de la durée des cotisations (c’est-à-dire, sur les 25 dernières années), la portant à 180 trimestres au lieu de 160.
En 1996, la réforme des retraites soumise par le gouvernement Juppé, a augmenté les cotisations pour les retraites, en y intégrant dans son mode de calcul, les régimes de retraite complémentaire et supplémentaire, toujours dans l’optique de « sauver le régime des retraites ».
Or, ce mode de calcul n’a pas fait long feu, du fait que, le nombre de salariés a considérablement augmenté, contrairement aux demandeurs d’emploi.
Politique de natalité et régime des retraites : où est le lien ?
Contrairement au « baby-boom » d’après-guerre qui a favorisé l’élan de solidarité nationale en France au travers des cotisations et allocation sociales, le taux de fécondité en baisse en France en 2010 et la crise économique actuelle, ne permettent pas de dire que les générations futures seraient en mesure de répondre aux conditions socio-économiques du financement des retraites.
Financement des retraites face à la baisse de la natalité : quelles solutions ?
A l’exemple des pays comme les Etats-Unis (aujourd’hui, première puissance mondiale grâce à l’afflux des immigrés européens qui ont boosté la taux de fécondité et favorisé un accroissement durable), l’Allemagne (qui a ouvert ses frontières aux travailleurs turcs), l’Australie qui envisage d’accueillir des immigrés afin d’accroître sa population de 18 millions à 30 millions d’habitants d’ici 2020, nombreux sont les chercheurs, sociologues, politiciens … qui s’interrogent sur cette question, qui ne fait pas l’unanimité : « la France ne devait-elle pas envisager une politique d'immigration active tout en assurant la qualité de l'offre de formation des immigrés ainsi que leur protection sociale incitative »?
En un mot, la politique d’immigration choisie prônée par Nicolas Sarkozy, ne devrait-elle pas être « assouplie » afin de tenter d’éradiquer - au moins partiellement - le déclin (très) programmé de la société française tout en respectant et reconnaissant l'immigré comme tel?
Qu'en pensez-vous ?

Vos réactions...
Il y a 11 réactions pour ce débat.
Didie
a posté le 05/03/2010 à 12h04bonjour,
j'ai bien compris le sens de ce débat, mais moi, je ne suis pas d'accord pour le "rôle" donné aux immigrés.
Les immigrés aussi, de part les réalités de la société et de l'économie de notre pays, ne devraient pas être incités à "booster" le taux de natalité pour faire face aux dépenses et retraites de nos aînés.
Quel intérêt auront-ils à venir en France? Les immigrés ne doivent pas être perçus comme des "machines" à faire des enfants qui, serviront plus tard à cotiser pour nos grands-parents. Et eux dans tout ça? et leur parents ? qui va assurer leur retraites?
certains immigrés(quelle que soit leur origine) ont déjà du mal à s'intégrer en france et maintenant, il faut mettre en place une politique d'accueil "plus souple" pour qu'il viennent cotiser pour nos grands-parents? non, mais je rêve .. 
cisco
a posté le 05/03/2010 à 12h08si ça réussit pour les USA qui ont accueillis italiens, irlandais, polonais, chinois.. pourquoi pas nous ? ce n'est qu'une "solution" intermédiaire qui pourrait partiellement et donc momentanément aider notre système de retraite.
En plus, il et dit dans le débat que l'accueil de ces immigrés devra aussi prévoir la qualité de l'offre de leur formation ainsi que leur protection sociale incitative. donc, je n'y vois pas d'inconvénient !
en plus, Sarko fait tout ce que l'Allemagne d'Angela Merkel fait, alors, pourquoi ne pas tenter "l'expérience" comme l'Australie, ...
Macho
a posté le 05/03/2010 à 12h16salut à tous,
je vois que l'exemple des Etats-Unis et de l'Allemagne semblent être un "modèle" pour ceux qui soutiennent cette théorie.
mais, je voudrai tout simplement préciser que, dans les années 70, lorsque l'Allemagne parlait des " Gastarbeiter" (travailleurs invités turcs), le but était bien sûr de pouvoir financer régime de retraites rhénan, mais aussi parvenir à la reconstruction le pays. pour moi, c'est une forme voilée de l'esclavage, tout simplement. on ne doit pas laisser nos politiques faire ça.
avez-vous pensé aux retombées socio-économiques de ce genre de pratiques (ou idéologies), dans une France de plus en plus agressive et moins tolérante vis-à-vis de tout ce qui est "étranger" ?
danny59
a posté le 05/03/2010 à 12h19rafou1er
a posté le 07/03/2010 à 09h00Houari
a posté le 08/03/2010 à 10h08L'immigration est indispensable comme facteur d'ajustement pour les retraites mais n'oublions pas aussi pour les entreprises qui peines à recruter dans certains secteur.
Sans cette variable elles seraient obligées de fermer, donc moins de cotisations.
Toutefois, il est nécessaire de ne pas reproduire les mêmes erreurs du passé.
Il faut un état des besoin en la matière et prévoir un plan réalisable sur 20 ans pour pouvoir passer le creux démographique.
Sans cette planification raisonnée, nous allons à la catastrophe.
maude
a posté le 08/03/2010 à 18h02posons la question autrement, immigration ou natalite, : dans un monde surpeuple, vouloir augmenter le taux de natalite, ou l'immigration pour payer des retraites, ca me semble le serpent qui se mord la queue... on va aller ou comme ca? quand on se marchera dessus, va t on penser a d'autres solution que le "croitre et multiplier" pour payer nos retraites? va t on aimer vivre dans un monde entierement betonne, dans des villes de plusieurs centaines de million d'habitants? changer le systeme, taxer les machines qui remplacent les ouvriers humains, ou certaines actions, ca ne serait pas une meilleure idee?
Houari
a posté le 10/03/2010 à 17h11wisico31
a posté le 15/03/2010 à 18h02du calme messieurs vous avez tous raison su le sujet (ou va la françe avec sarko)il y'a des hommes qui travaille et d'autres qui frofite dans le dos des autres se sont les riches messieurs les pleins poche comme par exemple les traidrs ils percoivent tjr l'argent des contribuables avec les prapluie d'orè pour les patron qui ont male gerer leurs entreprise meme vec l'idee de d'assouplir la venue des immigrees ça ne change a rien car le probleme est dans çeux qui son venus gouverner cela fait quelque annee la france llez beaucoups mieux voila
Calvin
a posté le 20/03/2010 à 12h06Leona
a posté le 17/04/2010 à 19h49
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